
Albert Fabrice Puela Alexandre Luba Ntambo
*Le débat a été très houleux à la plénière de ce jeudi 18 octobre 2012 à la Chambre basse du Parlement notamment, sur l’opportunité ou non de débarquer du Gouvernement, le VPM en charge de la défense et des Anciens Combattants, M. Alexandre Luba Ntambo. Ce, à la suite de la motion de défiance initiée par l’Honorable Albert- Fabrice Puela contre ce pion majeur du Gouvernement.
Des arguments massues, il y en a eu tant du côté de la majorité que de l’opposition, principalement sur la guerre de l’Est, le dysfonctionnement de l’Armée et d’autres questions importantes de ce secteur stratégique.
Les explications fournies par le Patron de Défense n’ont pas contenté tout le monde. Il a fallu, au finish, recourir au vote, à bulletin secret, comme stipulé dans le Règlement Intérieur ainsi que les dispositions constitutionnelles en vigueur, pour départager les uns et les autres. Ainsi, sur 385 élus présents dans la salle de spectacles du palais du peuple, 202 ont voté contre la motion, 164 pour, 9 se sont abstenus et 10 bulletins nuls. En conséquence, la Motion de défiance initiée par l’élu de Matadi à charge du VPM Luba a été rejetée, parce que n’ayant pas réuni, à la majorité absolue, le nombre de voix pour. Saluant le jeu démocratique, d’autant plus que les données issues du vote montrent que certains Députés de la majorité ont voté pour la motion alors qu’au même moment, certains de l’opposition ont voté contre la motion, Minaku a demandé au VPM en charge de la Défense d’exploiter, à bon escient, les observations et suggestions faites par les élus tout au long du débat.
Rappelons que l’Honorable Albert-Frabrice Puela attendait, entre autres, des justifications quant à la fuite vers l’Ouganda de plus de 6000 militaires des Forces armées de la RDC (FARDC), à la chute de la localité de Bunagana aux mains des rebelles du M23. En effet, selon lui, le Vice-premier Ministre n’avait pas édifié l’opinion sur les circonstances qui avaient entouré cette chute qu’il qualifie d’«humiliante» pour le pays. La question de l’épisode Rutshuru, avec la trêve décrétée alors que le Gouvernement avait annoncé être à 3 km du retranchement des mutins, avait-elle aussi été posée au VPM Luba. Les trois autres points concernaient les accords que le Ministre aurait signés avec les autorités rwandaises en vue d’une préparation d’une opération conjointe contre les Fdlr, la radiation de 13 officiers qui avaient rejoint le M23 ainsi que la question sur le commandement armé au Nord-Kivu qui, dit Puela, était exclusivement dirigé par les ex-Officiers CNDP. Découvrez, ci-après, le contenu de la motion de l’Honorable Puela. MOTION DE DEFIANCE En application des articles 146 de la Constitution et 209 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale.
La gravité de la situation à l’Est de notre pays, au Nord Kivu notamment, interpelle tous les Congolais au point qu’ils s’interrogent sur la responsabilité de autorités gouvernementales dans la manière de gérer la guerre qui nous est imposée par notre voisin le Rwanda à travers certains militaires venus du mouvement CNDP, opérant aujourd’hui sous le nom du M23. La motivation essentielle de cette motion c’est la mise en accusation du Vice- Premier Ministre en charge de la Défense Nationale et des Anciens Combattants. L’Assemblée Nationale devant prendre ses responsabilités quant à ce, nous soussignés, députés nationaux, déposons la présente motion de défiance qui s’articule autour des points suivants :
Primo : le bilan déclaré de la chute Buanagana est catastrophique. En effet, plus de 600 militaires des FARDC, en fuite, ont traversé la frontière et se sont réfugiés en Ouganda voisin. C’est donc tout un bataillon qui est fait prisonnier de guerre en Ouganda conformément à la Réglementation Internationale en la matière. Au- delà de l’humiliation que cela représente, nos forces ont abandonné tous les équipements militaires mis à leur disposition ; lesquels ont coûté très cher au trésor public. Après Bunagana est venu l’épisode de Rutshuru où les troupes du M23 sont entrées sans coup de feu ; nos forces ayant décampé sans crier gare abandonnant ainsi la population à son triste sort. Certaines sources crédibles indiquent que c’est sur instruction de la hiérarchie militaire que nos troupes sont parties à Kanyabayonga.
Monsieur le Vice-Premier minstre ne nous a pas édifiés sur les circonstances qui ont entouré la chute de Bunagana, étant entendu que nos forces s’y trouvaient depuis des lustres. Le Premier Ministre s’y était d’ailleurs rendu avec presque la moitié des membres de son gouvernement. Nous nous souvenons que tout au début des hostilités, le Gouvernement, par le biais de son porte-parole, avait annoncé que nos troupes étaient à 3 Km du retranchement des « mutins » (donc Runyonyi) et que leur neutralisation n’était plus qu’une question de quelques heures. Or, il nous revient qu’une trêve a été décrétée pour arrêter l’offensive des FARDC. Nous n’osons pas nous demander qui avait ordonné cette trêve, et pour quelle fin ! Sur ce point, le gouvernement de la République, par le biais du Vice-premier ministre, n’a pas rassuré. Et devant ce mensonge grossier, le peuple congolais se sent floué.
Secundo : Lors du déclenchement de cette guerre, Monsieur Vice-premier ministre en charge de la défense nationale, accompagné du Chef d’Etat-major général avait fait le tour des pays frontaliers de l’Est, notamment le Rwanda et l’Ouganda. Nous savons qu’un accord relatif à l’insécurité à l’Est a été signé entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda. Les Chefs d’Etat-major des armées de nos deux pays ont été chargés à cette occasion de préparer une opération militaire conjointe contre les FDLR. En outre, une commission mixte des agents de renseignements de deux pays a été chargée de surveiller certaines autres parties de toute éventuelle menace à la sécurité dans l’un des deux pays. Par contre, le gouvernement, par la voix de son Porte-parole, a évoqué un simple procès-verbal comprenant les dispositions sécuritaires jumelées avec ces Etats. Sur ces entrefaites, le Premier Ministre s’était rendu à Goma et à Bunagana. Après la chute de cette dernière cité, les Chefs de l’armée se sont rendus à leur tour à Goma suivis du Vice-premier en charge de la Défense. Plusieurs réunions furent tenues à cet effet. Nous notons qu’en dépit de toutes ces initiatives, la situation sécuritaire demeure toujours précaire et très préoccupante.
Tertio : Pendant que le peuple congolais attend du gouvernement des décisions fermes pour changer la physionomie des opérations sur le terrain, le Vice-premier ministre publie un communiqué ambigu sanctionnant une réunion du Conseil supérieur de la défense consistant à annoncer la radiation, la menace d’arrestation de 13 officiers du M23 ainsi que la saisie de leurs biens ! Encore que la liste desdits officiers ‘‘dissidents’’ des FARDC telle que publiée ne renseigne pas leurs identités complètes et réelles (beaucoup de prête-noms et de sobriquets), et sans non plus donner leurs numéros matricules. Ce qui met en évidence la désorganisation de l’armée et l’incapacité du commandement à encadrer efficacement les troupes.
Quartio : les officiers qui forment le M23 sont des anciens CNDP et viennent tous de la coordination des opérations AMANI où ils régnaient en maîtres et ont scandaleusement amassé des fortunes. En sus, le commandement militaire dans les deux Kivus, du sommet à la base, a été confié, presqu’exclusivement, aux seuls officiers refusant de servir sous le drapeau à travers le reste du territoire national. Pourtant, les vaillants résistants qui ont valablement défendu la République hier ont été purement et simplement abandonnés à leur triste sort. Au regard de ce qui précède, et devant l’incapacité du gouvernement à assurer efficacement et de façon permanente la sécurité à l’Est de la République, nous demandons à la plénière de prendre ses responsabilités devant l’histoire en votant massivement pour la présente motion de Défiance contre le vice-premier ministre en charge de la Défense Nationale et des Anciens Combattants. Il s’agit de la survie de la nation, et le temps est venu pour que les congolais connaissent la vérité. SIGNATAIRES
La Pros
Les Députés de l'opposition doivent savoir qu'ils sont entrain de se battre contre le vent , il ne leur sera pas facile de faire passer ou interpellé un ministre a cette assemblée de malfaiteurs.je les encourages qd eme a tenir bon au moins ils auront tentés ,avec tte leur bonne volonté. Aussi aux deputés du pouvoir,heureus ement que le ridicule ne tue pas , je ne vois pas votre role êtes vous pour la recherche des solutions en faveur du peuple ou vous defendez par reconnaissance à MULUNDA votre "nommination" au sein de cette assemblée en etant des beni oui - oui?