RDC : Voici le portrait de la nouvelle ministre de l'économie Acacia Bandubola Mbongo

Publié ven 06/09/2019 - 12:50
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Le Président de la République, Felix Tshisekedi, par ordonnance n°19 /0077 du 26 août 2019, a nommé le gouvernement Ilukamba dont fait partie Mme Acacia Bandubola Mbongo, en qualité de Ministre de l’Economie Nationale. Elle remplace à ce poste Joseph Kapika, en fonction depuis avril 2017.

Née à Kisangani de l’union entre Raphael Bandubola et Henriette Mbokoso Bokwetenge,  Mme le Ministre entame ses études  primaires à Kisangani au C.S. Okapi, une école privée du chef-lieu de la province de la Tshopo (ex province Orientale, dans son ancienne appellation Haut-zaïre) où ses parents étaient en mutation. 

De retour à Kinshasa en 1994, Acacia Bandubola Mbongo poursuit ses humanités au Lycée Bosangani de 1994 à 1999 et une année après, elle obtient son diplôme d’Etat en section Commerciale  au lycée Molière  dont elle fut lauréate. 

Mariée et mère de famille, l’actuelle patronne de l’Economie Nationale est détentrice d’un bac+5 en Economie Administration des Affaires et Sciences, option Finances, Banque et Assurance avec mention Distinction à l’Université Protestante au Congo (UPC).

C'est suite à son brillant parcours à l'Université que Delly Sessanga, son  professeur de Gestion de Risque à l'UPC, l'a approchée afin de solliciter son concours pour la création de l'ONG Envol, aujourd'hui parti politique.

Retenue assistante, après ses études universitaires, en attendant sa nomination,  elle décide d’aller travailler dans différentes entreprises de la place notamment Ecobank, FINCA, BIAC, VODACOM, ANAPI…

Surnommée Margaret Thatcher par son père, qui sans le savoir prédisait déjà l’avenir en disant qu’elle serait une femme publique alors qu’elle n’était qu’une écolière, Acacia Bandubola Mbongo se lance très jeune dans l’arène politique de son pays.      

Alors étudiante, son militantisme et sa soif d’un Etat de droit l’emmène à prendre des risques pour sa vie en s’engageant dans des marches de contestation contre la dictature  mobutienne. 

En 2003, elle intègre le parti RNS de l'opposition radicale animé par Anafuele Mbuyi, candidate aux législatives de la même année pour le compte du même parti. Une fois en Europe, en France, partageant les idéaux d'Étienne Tshisekedi, elle adhère à l’UDPS dont elle était en symbiose avec les dogmes.

Militante, Acacia Bandubola Mbongo est en première ligne dans plusieurs manifestations organisées par l’UDPS en occident.

Convaincue par son combat, c’est bec et ongles qu’elle défend ses idées et celles de son parti sur des nombreux plateaux des télévisions et radios internationales.     
     
Il sied de noter que sa lutte pour l'instauration d'un État de droit  ne l'empêcha pas à prester en France où elle a travaillé dans un cabinet conseil en Economie qui lui a ouvert les horizons dans le monde économique français et Européen.