Félix Tshisekedi : "Je juge prématuré le retrait de la MONUSCO qui n'a toutefois pas vocation à perdurer dans mon pays, ni à se substituer à l'État"

Publié jeu 26/09/2019 - 11:51
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Le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo était l'invité d'honneur mercredi 25 septembre dernier à la réunion ministérielle en marge de l'Assemblée générale des Nations-Unies, présidée par la Belgique et le Congo Brazzaville sur la sécurité dans la région des Grands Lacs.

Dans son allocution, le président de la République a déclaré qu'il trouvait prématuré le départ de la Mission de l'Organisation des Nations-Unies pour la Stabilisation du Congo, (MONUSCO).

"...ainsi, je juge prématuré le retrait de la MONUSCO qui n'a toutefois pas vocation à perdurer dans mon pays, ni à se substituer à l'État. Bien que je souscrive au renouvellement du mandat de la MONUSCO, je pense qu'un réajustement dudit mandat s'impose pour que cette dernière participe effectivement et efficacement à la nouvelle dynamique de recherche de la paix que j'ai lancée", a dit Félix Tshisekedi.

Pour le chef de l'État, cela implique le renforcement des capacités opérationnelles de la Brigade d'intervention rapide et son ouverture à des nouvelles perspectives de coopération régionale.

"Outre les opérations militaires, la MONUSCO devrait devenir un moyen catalytique d'incitation de la paix à travers le lancement de nouveaux chantiers dans son champ d'action à élargir à juste titre", renchérit le chef de l'État.

Félix Tshisekedi considère également que fort de son expérience, la Mission onusienne ferait œuvre utile de constituer le centre de Coordination des opérations de maintien de paix en Afrique ainsi que le siège des instances politiques de l'ONU dans la région des Grands Lacs.

La représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU, Leila Zerrougui et cheffe de la MONUSCO avait aussi pris part à cette réunion.

Rappelons par ailleurs que le président Tshisekedi avait reçu à Kinshasa le 2 septembre dernier, le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres.

Les deux personnalités avaient affirmé leur détermination à renforcer la coopération entre la République Démocratique du Congo et les Nations-Unies, à travers la MONUSCO afin de lutter contre les groupes armés.

Jephté Kitsita