RDC: le PALU fait pression sur le gouvernement pour  qu'un mausolée soit construit en l'honneur de l'ex 1er ministre Gizenga 

Publié jeu 27/02/2020 - 18:01
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Le Parti Lumumbiste Unifié (PALU) fait pression sur le gouvernement de la République pour la construction d'un mausolée en l'honneur de son leader, feu Antoine Gizenga Fundji. 

Ce jeudi 27 février, une délégation du bureau politique de ce parti conduite par le secrétaire général Lugi Gizenga, a échangé à ce propos avec le premier ministre Sylvestre Ilunga, à Kinshasa. 

Selon le service de presse du chef du gouvernement, ces membres du PALU voulaient s'enquérir de l'état de l'évolution de l'engagement du gouvernement de la République pour la construction d'un mausolée à l'ancien premier ministre. 

À l'en croire, la délégation du PALU a, à l'issue de l'entretien, noté avec satisfaction la "volonté clairement affichée par Sylvestre Ilunga d'honorer la mémoire du patriarche A. Gizenga, ainsi que les assurances quant au respect de l'engagement pris par le gouvernement". 

Pour sa part, Lugi Gizenga a fait remarquer, par la même occasion, que tout est prêt pour le début des travaux de construction de cet édifice. 
Le gouvernement est confronté à d'énormes difficultés de trésorerie comme le témoigne le plan de trésorerie ajusté qu'il a publié sur le site du ministère des finances.
Il a signé un programme test avec le FMI. Un des volets de ce programme est axé sur la réduction et la qualité de la dépense publique.

Le patriarche Antoine Gizenga est décédé le dimanche 24 février 2019 à l'âge de 93 ans. Originaire de l'ex-province de Bandundu, il fut premier ministre de la RDC entre 2006 et 2008. 

Depuis son décès, le PALU réclame du gouvernement central la construction d'un mausolée, à l'instar de ceux de Mze Laurent Désiré Kabila et Joseph Kasa-vubu. Ce qui n'est pas encore fait.

À signaler que l'Etat a construit un mausolée an l'honneur de l'ex premier ministre Étienne Tshisekedi. 

Les dépenses liées à l'érection des mausolées en l'honneur des plus hautes autorités publiques ont souvent été décriées par la société civile. 

Prince Mayiro