RDC : la ministre du Genre appelle à intégrer la masculinité positive dans le système éducatif

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Le ministère du Genre, Famille et Enfant, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a organisé, ce mardi 12 mai 2026, la 7e réunion du comité de pilotage du programme conjoint « Lutte contre les VBG : Justice, autonomisation et dignité (JAD) des femmes et filles en RDC».

Le programme JAD, financé par le ministère des Affaires mondiales du Canada, a pour objectif de contribuer à la réduction durable des violences basées sur le genre (VBG) à travers l’adoption de nouvelles attitudes et normes socioculturelles, l’amélioration de la prise en charge holistique des survivant(e)s ainsi que le renforcement de la coordination au niveau national dans une perspective d’appropriation nationale.

Pour la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Michelline Ombae, ces travaux n’ont pas seulement constitué un cadre d’échanges d’idées, d’évaluation des indicateurs ou des stratégies, mais ont également porté la voix de celles et ceux que la violence tente de réduire au silence.

« Nous avons affirmé, avec force et responsabilité, qu’aucune société ne peut prétendre à la paix lorsque la peur habite encore les foyers, les écoles, les communautés et les territoires meurtris par les conflits. Les défis qui demeurent nous obligent à aller plus loin et plus vite. La recrudescence des violences et l’apparition de nouveaux besoins exigent l’extension de ce programme vers d’autres provinces, notamment la Tshopo, le Mai-Ndombe et le Tanganyika », a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, Michelline Ombae a appelé à intégrer l’enseignement de la masculinité positive dans le système éducatif congolais afin de semer, dans le cœur de la jeunesse, la culture du respect, de l’égalité et de la responsabilité.

Elle a plaidé également pour la poursuite, sans relâche, du plaidoyer national et international en faveur du retour définitif de la paix dans l’Est de la RDC, estimant qu’il ne peut y avoir de développement durable sans paix.

De son côté, le représentant résident du PNUD en RDC, Damien Mama, a souligné que cette réunion intervient dans un contexte où la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre demeure une priorité nationale, institutionnelle et humaine majeure.

« Les violences basées sur le genre ne constituent pas seulement une violation grave des droits humains. Elles fragilisent les familles, affectent la cohésion sociale, limitent la participation des femmes à la vie économique et publique et affaiblissent les bases mêmes d’une paix durable. C’est pourquoi le PNUD considère la lutte contre les VBG comme un levier stratégique de gouvernance, de justice, de résilience communautaire et de développement humain. Protéger les femmes et les filles, accompagner les survivantes, renforcer leur autonomie et garantir leur accès à la justice, c’est aussi investir dans la stabilité collective et dans la restauration de la confiance entre les citoyens et les institutions », a-t-il déclaré.

Le chef de la coopération du Canada, Christophe Kadji, a, quant à lui, indiqué que cette 7e session du comité de pilotage revêt une importance particulière.

Selon lui, elle offre l’opportunité d’évaluer, avec rigueur et discernement, le chemin parcouru et de saluer les avancées concrètes enregistrées.

Linda Lusonso