Deux (2) écogardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) ont été tués, ce jeudi matin, lors d’une attaque armée contre une position de l’institution à Kamuhororo, sur la côte Sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga, dans l’Est de la République démocratique du Congo, a annoncé l’ICCN dans un communiqué.
Selon la Direction provinciale de l’ICCN au Nord-Kivu, “un groupe armé lourdement équipé et non encore identifié” a mené cette attaque contre les agents affectés à la protection de cette aire protégée classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Les victimes ont été identifiées comme KASEREKA VALYATHIRE Baraka et MUNGUAKONKWA MIHIGO Jacques, deux jeunes écogardes “tombés en plein exercice de leur mission de protection de la nature”, précise le communiqué signé à Ishango par le directeur provincial de l’ICCN au Nord-Kivu et chef de site du Parc national des Virunga, Emmanuel de Merode.
L’ICCN a condamné “avec la plus grande fermeté” cette “attaque meurtrière, odieuse et inacceptable”, adressant ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à l’ensemble du corps des écogardes du parc.
Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’Est de la RDC, où plusieurs groupes armés restent actifs autour et à l’intérieur des zones protégées. Malgré cette instabilité persistante, l’ICCN affirme poursuivre ses efforts de conservation du Parc national des Virunga, l’un des plus importants sanctuaires de biodiversité en Afrique.
Dans son communiqué, l’institution estime également que cette attaque constitue “une violation grave” de la loi congolaise relative à la conservation de la nature, notamment ses articles 42 et 44 protégeant les agents et les aires de conservation.
L’ICCN exige l’ouverture immédiate d’une enquête afin d’identifier les auteurs et commanditaires de cette attaque et de les traduire en justice.
Créé en 1925, le Parc national des Virunga est le plus ancien parc national d’Afrique. Il abrite notamment les derniers gorilles de montagne et demeure régulièrement exposé aux violences armées qui secouent l’Est de la RDC.
David Lupemba