À l’occasion du lancement officiel de la session ordinaire des examens d’État édition 2025-2026 à Mwene-Ditu (Lomami II), l’Inspecteur principal provincial Sedeke Katalayi Godefroid, a tiré la sonnette d’alarme sur la faible participation des filles, qu’il attribue notamment à la persistance des mariages précoces et forcés.
La cérémonie du lancement a eu lieu le lundi 22 juin 2026 au centre de passation Mwene-Ditu 5, sous le mot d'ordre du ministre provincial de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Lebon Mpanya Mump’evile, en présence de plusieurs autorités de la place.
Dans son intervention, l’IPP a révélé que 15 517 candidats participent cette année aux épreuves, dont seulement 5 300 filles, soit 34,1 % de l’effectif total, répartis dans 65 centres de passation.
Pour Sedeke Katalayi Godefroid, cette faible représentativité féminine reflète une réalité préoccupante dans plusieurs familles, où les jeunes filles sont encore contraintes d’abandonner l’école au profit des unions précoces.
Il a ainsi exhorté les parents à rompre avec ces pratiques qui compromettent l’avenir des enfants, particulièrement celui des filles. Il a indiqué que l’éducation demeure un droit fondamental et un levier majeur de développement. Par ailleurs, l’IPP a fait savoir que sur 18 426 élèves inscrits initialement, 2 909 abandons ont été enregistrés, sans que les causes exactes soient encore établies.
De son côté, le ministre provincial Lebon Mpanya Mump’evile a encouragé les finalistes à affronter ces épreuves avec sérénité, discipline et honnêteté. Il a insisté sur le rôle central de l’éducation dans la construction d’une société prospère.
Benjamin Kambadi, à Kabinda