À Genève, la RDC défend une gouvernance mondiale du numérique et de l'IA fondée sur la souveraineté et l'inclusion

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La République démocratique du Congo a réaffirmé son ambition de contribuer activement à la gouvernance mondiale du numérique et de l'intelligence artificielle (IA), lors de plusieurs rencontres internationales organisées du 3 au 10 juillet 2026 à Genève, en Suisse. Représentée par l'Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), elle a plaidé pour une gouvernance plus inclusive, garantissant une participation effective des pays africains à l'élaboration des normes internationales qui encadreront les technologies numériques de demain.

Au cours de cette semaine, la délégation congolaise a pris part au 2ᵉ Forum francophone sur la gouvernance numérique et de l'intelligence artificielle, au Dialogue mondial des Nations Unies sur la gouvernance de l'IA, au sommet AI for Good 2026 ainsi qu'au Forum du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI 2026).

Selon l'ARPTC, cette participation illustre la volonté de la RDC de s'affirmer comme un acteur des discussions internationales sur les standards techniques, les règles et les principes qui façonneront l'économie numérique mondiale.

Lors du Dialogue mondial des Nations Unies, la délégation congolaise a mis en avant le rôle stratégique de la RDC dans la chaîne mondiale de valeur de l'intelligence artificielle, en raison de ses importantes réserves de minerais critiques indispensables à la fabrication des semi-conducteurs, des centres de données et des infrastructures numériques. Pour Kinshasa, cette contribution justifie pleinement sa présence dans les instances où se définissent les règles de gouvernance de ces technologies.

La RDC a également plaidé en faveur d'une gouvernance de l'intelligence artificielle reposant sur la coopération internationale, l'équité, la transparence, la responsabilité, le respect de la souveraineté numérique des États ainsi que la réduction de la fracture numérique. Elle a insisté sur la nécessité d'associer pleinement les pays africains à la définition des normes qui encadreront le développement de l'IA à l'échelle mondiale.

Au sommet AI for Good 2026, la délégation de l'ARPTC a suivi les dernières innovations de l'intelligence artificielle appliquées notamment à la santé, à l'agriculture, aux télécommunications, à l'éducation, aux villes intelligentes et à la gestion des catastrophes. Ces échanges ont conforté la position de l'autorité de régulation, qui estime que le développement de l'innovation doit s'accompagner d'un cadre réglementaire garantissant la protection des citoyens, la sécurité juridique et le respect des droits fondamentaux.

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Les travaux du Forum du SMSI 2026, organisés sous l'égide de l'Union internationale des télécommunications (UIT), ont porté sur les infrastructures publiques numériques, la gouvernance des données, la cybersécurité, l'identité numérique, la connectivité universelle, l'inclusion numérique ainsi que le renforcement des compétences. Les participants ont également souligné l'importance d'une régulation fondée sur les données (data-driven regulation) afin d'améliorer la qualité des services numériques et d'accompagner les mutations rapides du secteur.

En marge de ces assises, l'ARPTC a multiplié les échanges avec des autorités de régulation, des agences des Nations Unies, des centres de recherche et des entreprises technologiques, dans le but de renforcer la coopération internationale et de s'inspirer des meilleures pratiques en matière de gouvernance du numérique et de l'intelligence artificielle.

Selon l'ARPTC, les enseignements tirés de ces différentes rencontres contribueront à la modernisation du cadre réglementaire congolais, en particulier dans le domaine de la gouvernance de l'IA. Cette participation s'inscrit dans la vision de transformation numérique portée par l'initiative RDC Digital Nation 2030, avec pour ambition de positionner la République démocratique du Congo comme un acteur influent de la gouvernance mondiale du numérique, en valorisant ses atouts stratégiques tout en promouvant un développement numérique souverain, inclusif et durable.

Chançard Sindani