RDC : un parti de l’opposition appelle à examiner avec « sérieux et responsabilité » l’annonce du dialogue national

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Au cours d’une matinée politique tenue ce dimanche 20 juillet 2026, les Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité (FONUS) ont appelé à examiner avec « sérieux et responsabilité » l’annonce d’un dialogue national en République démocratique du Congo.

Dans un message adressé aux cadres, militants et structures de base de son parti, le secrétaire général du FONUS, Emery Okundji Ndjovu, estime qu’un véritable dialogue doit être « inclusif, transparent et crédible », sans exclusion des parties prenantes, y compris l’opposition militaire.

« Un dialogue ne peut produire des résultats durables que s’il est conduit de bonne foi, dans le respect des engagements pris, et s’il inspire confiance à l’ensemble des parties prenantes », a-t-il déclaré.

Pour le FONUS, ce processus doit permettre à « toutes les filles et à tous les fils de la République démocratique du Congo, sans exclusion, d’exprimer librement leurs préoccupations et de participer à la recherche de solutions communes ».

« C’est dans cet esprit que pourra naître une véritable réconciliation nationale et qu’il sera possible de bâtir un consensus sur l’avenir de notre pays », a ajouté Emery Okundji.

Le secrétaire général du FONUS affirme que l’ambition de son parti n’est pas « d’entretenir les divisions », mais de contribuer à mettre fin aux crises récurrentes, aux violences, à la pauvreté et à la mauvaise gouvernance.

Emery Okundji a par ailleurs invité les cadres et militants du FONUS à poursuivre leur sensibilisation en prévision de la marche projetée par la Coalition C64 le 22 juillet, dans « un esprit de paix, de discipline et de responsabilité ».

« Refusons les discours de haine, les provocations et toute forme de violence. Défendons nos convictions par les voies démocratiques et dans le respect des lois de la République », a-t-il exhorté.

Le FONUS s’est également engagé à mobiliser ses militants afin de faire entendre la voix de l’opposition face au régime de Tshisekedi, qu’il accuse de porter atteinte aux principes démocratiques et d’instaurer une forme de gouvernance autoritaire pour se maintenir au pouvoir.

Roberto Tshahe Da Cruz