Haut-Uélé : 30 ans après, le Parc national de la Garamba retiré de la liste rouge de l'UNESCO

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Le Parc national de la Garamba, a été retiré samedi 25 juillet 2026 de la liste du patrimoine mondial en péril de l'UNESCO. La décision a été prise lors de la 48ᵉ session du Comité du patrimoine mondial tenue à Busan, en Corée du Sud.

Ce parc emblématique de la province du Haut-Uélé, situé au nord-est du pays, avait été placé sur la liste en péril en 1984 en raison des menaces pesant sur sa faune et ses écosystèmes.

Après un premier retrait en 1992 à la suite de progrès significatifs dans la conservation, notamment la protection du rhinocéros blanc du Nord, le parc avait de nouveau été inscrit sur cette liste en 1996 en raison de l'intensification du braconnage et de l'insécurité dans la région.

Dans une publication, le parc annonce qu'il sort à nouveau de cette liste et reconnaît les décennies de travail acharné et d'engagement à la conservation.

L'UNESCO a salué les avancées réalisées ces dernières années en matière de conservation, notamment le renforcement des capacités des écogardes, l'amélioration des dispositifs de surveillance, ainsi que les partenariats mis en place pour protéger durablement les espèces et les habitats du parc.

Pour les autorités congolaises et les organisations engagées dans la gestion du parc, cette décision constitue une reconnaissance des efforts consentis durant plusieurs décennies. Elles rappellent toutefois que des défis demeurent, notamment en matière de sécurité, de financement durable et d'implication des communautés locales afin de préserver les acquis obtenus.

Il sied de rappeler que la Liste du patrimoine mondial en péril regroupe les sites dont la valeur universelle exceptionnelle est menacée par des facteurs tels que les conflits armés, le braconnage, la dégradation de l'environnement ou l'insuffisance des mesures de protection. La Garamba est reconnue pour ses populations d’éléphants, girafes et rhinocéros blancs.

Déogratias Cubaka, à Bukavu