RDC - Ballets de hautes personnalités de l’Etat chez la mère du président : Augustin Kabuya défend le statut politique de Maman Marthe Kasalu 

Lundi 15 avril 2024 - 07:46
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Après sa nomination au poste de première ministre de la RDC, Judith Sumwina Tuluka s’est rendue aussitôt à la 12è Rue Limete recevoir bénédictions et orientations politiques de Maman Marthe Kasalu, la mère biologique du président de la République Félix Tshisekedi. 

Ce qui a ravivé une vieille polémique sur les réseaux sociaux, suscitée par la visite auparavant chez Maman Marthe de plus hautes autorités de l’Etat : JP Bemba (VPM en charge de la défense), C. Mboso (président de l’assemblée nationale), JM  Sama (1er ministre) et M. Bahati (président du sénat).

Face à la nouvelle vague de critiques, le secrétaire général de l’UDPS Augustin Kabuya s’est dit étonné et parle d’ignorance car, soutient-il, ce n’est pas en qualité de mère biologique du président de la République que Maman Marthe reçoit de hautes personnalités de l’Etat mais plutôt en tant que leader politique de l’UDPS en sa qualité de cofondatrice du parti présidentiel.

« Ce n’est pas un crime d’aller chez Maman Marthe. Maman Marthe est fondatrice de l’UDPS. C’est en cette qualité qu’elle nous reçoit. Elle ne nous reçoit pas en sa qualité de mère biologique du président de la République. Elle ne perd pas ses droits politiques parce que son fils est devenu président de la République. » a-t-il expliqué à l’occasion de la réception des députés provinciaux de Kinshasa samedi par la veuve de feu Étienne Tshisekedi wa Mulumba.

Augustin Kabuya a rappelé que c’est une tradition à l’UDPS de voir des veuves de pionniers remplacer leurs époux décédés au sein du parti. Il a cité notamment le rôle qu’avait joué auparavant la veuve  Kanana après la mort de son mari. C’est elle qui prenait part aux réunions politiques au nom de son défunt mari, a-t-il rappelé.

Pour Kabuya, Maman Marthe est la gardienne de la vision politique de feu Étienne Tshisekedi. Elle est légitime pour recevoir les hauts personnages de l’Etat pour s’assurer que les sacrifices qu’elle et son mari ont consentis, pour l’érection d’un État de droit et le progrès social, ne soient pas bradés.

GMM