L’ASBL Front Uni pour la RDC a annoncé, lundi 11 mai 2026 à Bruxelles, le dépôt de deux (2) plaintes avec constitution de partie civile devant la justice belge visant notamment Pero Luwara et Jean-Jacques Mamba. L’organisation indique également qu’une extension de la procédure judiciaire pourrait concerner Franck Diongo ainsi que d’autres acteurs de la diaspora congolaise, d’après une dépêche de ladite ASBL parvenue à 7SUR7.CD ce 12 mai 2026.
Réunis dans la salle Ambassador de l’Hôtel Amigo à Bruxelles, les responsables de l’ASBL ont présenté leur démarche lors d’un point de presse animé par Maître Laurent Kennes, avocat belge et conseil de l’organisation. Cette sortie médiatique marque une nouvelle étape dans l’offensive judiciaire annoncée par le mouvement.
Selon le Front Uni pour la RDC, ces actions visent des personnes accusées de tenir des propos assimilés à un soutien à des groupes armés actifs dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment liés à l’AFC/M23.
Les plaignants évoquent plusieurs qualifications juridiques, dont la provocation à la commission de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, l’apologie du terrorisme, l’incitation à la haine tribale, ainsi que des faits de diffamation, de calomnie et d’injures.
Lors de la conférence de presse, plusieurs intervenants ont insisté sur la portée politique et sécuritaire de leur démarche.
« La Belgique ne peut pas devenir une base arrière de déstabilisation de la RDC », ont-ils affirmé, estimant que certains discours tenus au sein de la diaspora contribueraient à alimenter les tensions dans l’Est du pays, où les affrontements armés persistent.
Le Front Uni pour la RDC affirme agir en soutien aux institutions congolaises et aux efforts engagés par les autorités de Kinshasa pour restaurer la paix et préserver l’intégrité territoriale. L’organisation estime que la lutte contre les discours de soutien aux groupes armés doit également passer par des actions judiciaires en Europe, où réside une partie influente de la diaspora.
Dans ce contexte, l’ASBL appelle la diaspora congolaise à faire bloc autour des institutions de la République et à rejeter toute forme de soutien politique, médiatique ou financier aux groupes armés opérant dans l’Est du pays.
L’organisation prévient enfin que d’autres procédures pourraient suivre, élargissant ainsi le champ des personnes visées par cette initiative judiciaire.
Chançard Sindani