Ville morte du 3 juin et marche de C4 : La CNDH appelle les autorités à garantir la sécurité et le respect des droits humains

Image
Image

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) se dit préoccupée par le climat qui règne au sein de l’opinion politique, à la suite de l’annonce de la journée « ville morte » prévue ce mercredi 3 juin 2026 par la coalition de l’opposition « C64 », ainsi que de la marche de la coalition au pouvoir « C4 » visant à soutenir la révision ou le changement de la Constitution, prévue à la même date.

Cette institution d’appui à la démocratie a rappelé aux partis politiques, dans un communiqué signé par son président Paul Nsapu Mukulu et publié le lundi 1er juin, la nécessité du respect des droits humains et des libertés fondamentales.

« La CNDH souligne que les libertés d’expression, de manifestation pacifique et d’opinion sont garanties par la Constitution et les instruments internationaux relatifs aux droits humains ratifiés par la République démocratique du Congo. Leur exercice doit toutefois s’effectuer dans le respect des droits et libertés d’autrui ainsi que de l’ordre public », lit-on dans ce communiqué.

La CNDH précise également que la liberté de participer ou non à une manifestation politique doit être respectée.

« La CNDH rappelle aux leaders des partis et regroupements politiques qu’aucun citoyen ne peut être contraint de participer à une manifestation publique ou d’observer une opération de ville morte contre sa volonté. Les menaces, les actes d’intimidation, les violences, les destructions de biens ou toute autre forme de coercition constituent des atteintes aux droits humains et sont contraires aux principes démocratiques », poursuit le communiqué.

La CNDH a par ailleurs exhorté les autorités compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens, tout en veillant au respect des droits humains dans le maintien de l’ordre public.

Christel Insiwe