La Société minière du Katanga (SOMIKA SAS) est montée au créneau pour répondre aux accusations de pollution acide portées contre ses activités dans la zone de Lupoto, en périphérie de Lubumbashi, rendues publiques par l’Institut de recherche en droits humains (IRDH).
Dans un communiqué de presse publié ce vendredi 6 juin 2026 et dont une copie est consultée par 7SUR7.CD, l'entreprise rejette catégoriquement ces allégations et affirme qu'aucune donnée scientifique ne permet de conclure à une pollution des eaux ou des terres agricoles environnantes.
Selon SOMIKA, une mission de terrain a été réalisée à Lupoto à la suite des accusations visant notamment le village de Kwampisha, les rivières Kasonte et Kibunduka ainsi que le lac artificiel de l'INERA Kipopo. Les analyses effectuées sur plusieurs sites auraient révélé des valeurs de pH proches de 8, correspondant à des eaux neutres à légèrement basiques et conformes à la réglementation environnementale en vigueur.
« Les observations n'ont mis en évidence aucun signe de pollution acide des cours d'eau ou des zones agricoles environnantes », lit-on dans cette correspondance.
Par ailleurs, SOMIKA reconnaît toutefois qu'un incident a été enregistré sur ses installations. D'après le communiqué, il s'agissait de la perforation d'un tuyau transportant une solution anodique chaulée provenant de l'usine de traitement. La société précise que le tuyau a été rapidement remplacé et qu'il ne s'agissait pas d'une rupture de bassin de rejets liquides. Elle soutient également que les dépôts blanchâtres observés sur le terrain correspondent à du « gypse issu du traitement des effluents à la chaux » et non l'acide.
« Les dépôts blancs observés correspondent à du gypse issu du traitement des effluents à la chaux et ne constituent pas une preuve d'acidité », souligne le communiqué.
Dans sa mise au point, la société minière s'en prend directement aux allégations formulées par l'Institut de recherche en droits humains (IRDH), estimant qu'elles ne reposent sur aucun élément scientifique vérifiable. L'entreprise rappelle que la qualification de pollution nécessite des analyses réalisées par un laboratoire agréé démontrant un dépassement des seuils réglementaires fixés par le Code minier et les normes environnementales en vigueur.
« Les allégations de l'IRDH ne s'appuient sur aucun fait réel ni aucune base scientifique objectivement vérifiable », soutient SOMIKA.
Face à cette controverse, SOMIKA affirme poursuivre régulièrement des évaluations environnementales internes et externes afin de garantir le respect des normes applicables en République démocratique du Congo.
Patient Lukusa, à Lubumbashi