Changement de la Constitution : Me Séraphin Umba rejette la position de la CENCO

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Me Séraphin Umba Kapepe, haut cadre de l'UDPS/Kibassa, a rejeté la position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) dans le débat sur le changement de la Constitution. Il estime que la loi fondamentale du 18 février 2006 est aujourd'hui dépassée et ne répond plus aux réalités actuelles du pays.

Dans une déclaration faite à la presse ce samedi 20 juin 2026, ce membre de l'Union sacrée a soutenu que le débat sur une nouvelle Constitution demeure légitime au regard des défis sécuritaires et institutionnels auxquels la République démocratique du Congo est confrontée.

Réagissant à la récente déclaration des évêques catholiques, qui ont estimé que toucher à la Constitution reviendrait à remettre en cause le pacte social, Me Séraphin Umba

« Les évêques qui estiment que toucher à la Constitution, c'est rompre le pacte social doivent interroger l'histoire avec une guerre d'agression de 30 ans dont la RDC est victime de son voisin, le Rwanda. Aujourd'hui, cette guerre d'agression persiste avec l'ancien président de la République, Joseph Kabila et l'AFC-M23, avec la ramification de Sauvons la RDC et la C64. La Constitution actuelle appelle à son changement. Rédigée dans un contexte de belligérance, la loi fondamentale du 18 février 2006 est dépassée », a-t-il déclaré.

Ce notable du Haut-Lomami a également défendu la proposition de loi fixant les conditions du référendum en RDC actuellement au centre des débats. D'après lui, ce texte vise à combler un vide juridique dans l'application de l'article 5 de la Constitution relatif à la souveraineté du peuple.

« L'adoption de cette proposition de loi par les deux chambres du Parlement ne veut pas dire la tenue du référendum. Cette proposition de loi, une fois promulguée, peut être appliquée à tout moment, aujourd'hui ou après des années. Le référendum est une autre étape à franchir avec un texte d'une nouvelle Constitution à soumettre au peuple », a-t-il expliqué.

Me Séraphin Umba a, par ailleurs, accusé l'opposition de manipuler l'opinion publique autour du débat constitutionnel et rejeté les allégations selon lesquelles l'adoption de la proposition de loi fixant les conditions du référendum ouvrirait la voie à une balkanisation du pays.

Concernant la marche annoncée le 8 juillet prochain par le mouvement C64 pour exiger la démission du président Félix Tshisekedi, il a estimé que cette initiative ne repose sur aucun fondement constitutionnel, rappelant que le chef de l'État exerce un mandat issu des urnes.

Pour rappel, dans une déclaration récente, les évêques membres de la CENCO ont estimé qu'il n'existe « ni urgence, ni nécessité, ni opportunité » de changer l'actuelle Constitution. Ils ont appelé les autorités à préserver notamment la stabilité du pays et de ses institutions.

Merveil Molo